• Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

    Rethel et sa mairie

     

     


    votre commentaire
  • Rethel, sous ses habits de Noel

     

    Rethel, sous ses habits de Noel

     

    Rethel, sous ses habits de Noel

     

    Rethel, sous ses habits de Noel

     

     


    votre commentaire
  •  

    Rethel, et sa mairie

     

    Rethel, et sa mairie

     

     

    Tout le monde a été de près ou de loin touché par la Grande Guerre. Certains, en revanche, l’ont été au plus profond de leur âme. Nous sommes à Rethel le lundi 31 août 1914. Cela fait déjà quelques jours que la majorité des 5 100 Rethélois ont fui la ville, suite à un ordre officiel prononcé le 28 août. Il ne reste plus qu’une centaine de personnes, des personnes âgées et des infirmes pour la plupart, quand les troupes allemandes arrivent. Aux alentours de 20 heures, un incendie se déclare au niveau de la rue de Gonzague, en face de l’actuel collège Robert de Sorbon. « Quelques Allemands probablement ivres ont mis le feu. Il s’est déclaré à proximité de l’usine Fiers. Mais ils ne pensaient pas créer un sinistre pareil. Les Allemands lanceront même une enquête au mois d’octobre pour comprendre ce qui s’est passé », indique l’Ardennais François Guérin, passionné d’histoire et fin connaisseur de la Première Guerre mondiale. À ce moment-là, la cité Mazarin est une ville importante pour les occupants et ils n’ont aucun intérêt à la brûler. Ce soir-là, le vent est violent Malheureusement, le feu qui a démarré tout près de l’église Saint-Nicolas se déplace et ne s’arrête pas. Les bâtiments de la ville sont pour la plupart composés de bois et de torchis et ce soir-là, le vent est violent. L’hôtel de ville édifié en 1750, la halle de bois couverte d’ardoises et ne mesurant pas moins de 62 mètres de long, l’hôtel-Dieu, la Poste, la crèche, les écoles primaires mais aussi les archives municipales et les livres de la bibliothèque, tout y passe. L’activité textile est importante à ce moment-là et les filatures contiennent des matériaux très inflammables comme la laine brute, les bobines de fils ou encore l’huile. Elles ne survivront pas non plus au feu. Des commerces aussi seront détruits comme celui des grands-parents de François Guérin, l’historique « Bazar » situé au niveau de l’ancienne rue Neuve (les Nouvelles galeries modernes). Au total, 569 maisons brûlent entre le lundi 31 et le mercredi 2 septembre. 70 % de la ville n’est plus que ruine après ça. Le feu épargne uniquement l’église Saint-Nicolas, les faubourgs, et quelques maisons en face de l’actuel collège Sorbon rue Étienne-Dolet (voir le plan ci-contre). Les Rethélois croyaient retrouver leurs biens « Les Rethélois ne pensaient pas qu’une telle chose arriverait. Ils se souvenaient de la guerre de 1870 et de l’occupation militaire allemande. Ils pensaient logiquement qu’ils retrouveraient leurs biens à leur retour comme ça avait été le cas lors de la précédente guerre », précise Jean-Pierre Marby, enseignant effectuant des recherches sur l’histoire du Rethélois. Treize habitants sont morts pendant l’incendie dont les parents du peintre Eugène Thiery. Pour François Guérin, ce sont beaucoup plus que des bâtiments qui ont disparu en 1914. « C’est toute l’identité de notre ville qui est partie dans les flammes. Rethel était une cité historique bâtie au XVIIe siècle. Nous avons perdu un patrimoine très important. C’est toute l’âme de la ville qui a disparu. » Ce qu’il reste aujourd’hui de Rethel telle qu’elle était avant 1914, ce sont des cartes postales ou encore les tableaux d’Eugène Thiery disséminés sur les murs de l’hôtel de ville. Demain, cent ans quasiment jour pour jour après les faits, Rethel vivra au rythme de la Première Guerre mondiale. Et comme le lundi 31 août 1914, la mairie s’embrasera, mais cette fois-ci lors d’un spectacle sons et lumières. Remerciements à Jean-Pierre Marby et François Guérin pour leur aide dans la conception de ce dossier.

    2 commentaires